Négociation Horaires Etendus

Réunion du 8 juillet 2014
vendredi 11 juillet 2014
par  Baldrick

Réunion d’ouverture de la négociation après l’annonce de la dénonciation du précédent accord par la Direction.

La Direction explique le point de départ de la négociation. Il s’agit de permettre de répondre aux demandes croissantes des clients pour des prestations incluant :

- du travail en horaires décalés et étendu

- du travail de nuit

- du travail le week-end y compris le dimanche

- du travail les jours fériés

L’accord précédent ne permettait selon la Direction que d’encadrer le travail en équipes et horaires décalés de 4H à 23H avec un roulement entre semaines Lundi-Vendredi et Mardi-Samedi. Enfin, elle considère les compensations accordées ne sont pas viables économiquement.

La Direction constate que cet accord n’est appliqué que sur deux projet (l’un chez NBM et l’autre sur FGDC) dont l’un alors qu’il ne correspond pas à la cible de l’accord.L’absence d’accord empêche CGI de répondre aujourd’hui à certains appels d’offres.

Elle souhaite donc trouver un accord qui prévoit tout type d’organisation du travail incluant les pratiques citées plus haut et qui définit les compensations accordées aux salarié-e-s, lesquelles ne doivent pas trop coûteuses pour que les affaires ne partent pas à la concurrence ou à l’offshore.

En réponse à l’interpellation pré-réunion par la CGT sur l’ouverture de la négociation en l’absence de dénonciation formelle et en particulier du courrier de motivation à destination des syndicats prévu dans les clauses de dénonciations du précédent accord, la Direction indique que ces éléments sont en préparation.

L’ensemble des organisations exprime la nécessité que cette négociation soit alimenté par un bilan préalable incluant un recensement des besoins clients non satisfaits et surtout un état des lieux des pratiques atypiques par rapport à l’accord sur le temps de travail, en particulier les projets en horaires décalés commençant avant 8H oou finissant après 19H.

La Direction estime qu’un tel bilan est difficile à faire, qu’elle n’a pas la visibilité sur l’ensemble des projets et que cela ne sert à rien puisqu’il s’agit juste de s’accorder sur les compensations dans chaque cas.

La CGT insiste sur le fait que cette négociation est d’une nature inhabituelle. Ordinairement, il s’agit d’examiner les revendications des organisations syndicales pour améliorer les conditions de travail des salariés, mais ici, au contraire, c’est la Direction qui est demandeuse de flexibilité. La CGT remarque qu’il s’agit d’accroître au maximum la flexibilité tout en annonçant que les contreparties devront être minimales (c’est ainsi que nous comprenons la remarque sur la viabilité économique). En gros ; il s’agit de pouvoir faire travailler les salarié-e-s, la nuit, le week-end, le dimanche et les jours fériés pour pas cher (NDLR : le paradigme du cadre Low-Cost défendu par le Syntec) Nous rappelons que les salarié-e-s sont actuellement sous une forte pression de charge de travail, se sentent peu reconnu-e-s, que la flexibilité est un facteur d’amplification des risques psychosociaux et de dégradation de la qualité de vie au travail. Nous affirmons qu’il n’est pas réaliste d’obtenir l’adhésion des salariés à l’intensification de leur travail et à la dérégulation des horaires sans contreparties à la hauteur des efforts consentis pour un travail de qualité qui reste la première et seule richesse de l’entreprise.
Nous nous inscrivons en faux contre l’affirmation selon laquelle l’absence d’accord interdise à CGI de signer des projets car nous constatons quotidiennement que des projets utilisant des horaires décalés s’exécutent dans nos locaux, en dehors d’un cadre légal, sans consultation préalable des CE, en l’absence de volontariat et sans compensation pour les salarié-e-s.

De tout évidence, la Direction est dans la minimisation voire le déni, ce qui renforce notre conviction de la nécessité d’un état des lieux transparent et détaillé.

L’essentiel de la réunion se déroule ensuite dans le brouhaha et la confusion ente le refus de la Direction de faire un état des lieux et la volonté des organisations syndicales d’obtenir cette visibilité. Trop d’argumentations se font de manière désordonnées autour d’anecdotes ponctuelles vécues et commentées sur le sujet mais insuffisantes à former un tout cohérent. La situation difficile et douloureuse vécue sur le site de Toulouse arrive cependant à émerger sur les témoignages de la CFDT et de la CGC. Après 18 mois d’intervention des représentants du personnel, la situation n’est toujours pas régularisée.

En fin de réunion, la Direction s’engage à regarder ce qu’elle peut fournir en terme de bilan, d’expression des besoins clients et d’état des lieux. La prochaine réunion est envisagée à la rentrée.

Bien que l’employeur soit maître et responsable de l’organisation du travail et devrait être à ce titre très largement en mesure de fournir une visibilité très exhaustive et détaillée, nous ne sommes pas très confiants sur la qualité et la transparence de l’état des lieux qui pourrait nous être proposé ni sur la motivation de la Direction à le produire.


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