NAO 2018 : nos principales revendications

jeudi 5 juillet 2018
par  Baldrick, Un syndiqué

En 2017, nous vous avions consulté pour connaître vos principales revendications et donc construire une plateforme revendicative NAO aux plus proches de vos aspirations. (au fait, pour les néophytes, NAO veut dire Négociations Annuelles Obligatoires)
Voici donc nos principales revendications :

En matière de rémunération

1— Des augmentations générales conséquentes

En France pour 2017, environ 9000 euros par salarié ont été « remontés » aux actionnaires (près de 100% du résultat net). Si l’on part du principe, que la répartition devrait être de 1/3 pour les actionnaires, 1/3 pour les investissements et 1/3 pour les salariés, c’est donc 3000 euros que les salariés devraient percevoir.
Ainsi, nous exigeons des augmentations avec la répartition suivante :
- 350€/mois pour les 25% des plus bas salaires, 300€/mois pour les 25% suivants, 200€/mois pour le quart suivant, et enfin 100€/mois pour les 25% de salaires mensuels les plus élevés
Bien entendu, cet engagement vaut pour 2019 et pour les années suivantes. il faut pratiquer une augmentation générale mensuelle au moins égale à l’augmentation du PMSS en euros .
Cela rejoint l’une de vos aspirations issues du sondage car plus de 80% d’entre vous plébiscitent une augmentation générale !

2— Une revalorisation salariale de certains profils

- Partant du constat, que des salariés en modalité RM sont à ce jour en dessous du PMSS, nous demandons une revalorisation de leur salaire avec un rattrapage de plus de 1% par an depuis le passage du salarié en modalité RM. 
- De la même façon, pour tous les salariés RM en dessous du PMSS, nous demandons que leur soient payées en heures supplémentaires, toutes les heures effectuées de 35h à 38h30.
- Nous demandons des augmentations pour les salariés peu ou pas augmentés depuis 3 ans et 5 ans
- Afin de résorber les écarts H/F, nous demandons d’augmenter toutes les femmes d’un même panel (coefficient identique, filière PMS identique, région identique) du montant correspondant à l’écart entre la moyenne des femmes et la moyenne des hommes du panel (L3221-2 : pour un même travail ou pour un travail de valeur égale, l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes.).

3 — Conditions salariales d’embauche

Nous demandons que les salariés embauchés en catégories non cadre aient une rémunération mensuelle au minimum de 1800€.
Pour ceux embauchés en catégories cadre, nous demandons une rémunération minimum au moins égale au Plafond de la Sécurité Sociale, marqueur des cadres (soit 3311€ en 2018)

4 — autres revendication sur la rémunération
- Demande de la création d’une grille d’évolution de carrière
- Alignement du montant de la prime de vacance annuelle à 15% au lieu que ce soit de 15% du BBS mensuel pour ex logica et 12% du BBS mensuel pour les salariés non ex logica.

En matière de conditions de travail

Vous avez été nombreux à juger que les objectifs des EAD n’étaient pas S.M.A.R.T. (à plus de 45%) et nous revendiquons donc l’ouverture d’une négociation sur les entretiens annuels afin de revoir le processus dans sa globalité.

Sur les congés, là aussi nous suivons vos aspirations :
- demande d’au moins 3 jours d’absence payés pour pouvoir s’occuper d’un enfant malade à charge.
- Ajout de jours de congés supplémentaires lors d’événements exceptionnels (unions, décès …)
- Ajout de congés pour ancienneté
- Pour les salariés en retour de longue maladie, nous demandons un délai minimum d’un an pour la prise de ses congés cumulés.
- Refaire apparaître les soldes de congés sur la fiche de paie afin de permettre à chacun et surtout ceux qui ne peuvent pas se connecter au site de l’entreprise de pouvoir suivre leurs soldes de congés.
- Application de l’article 50 de la convention collective concernant la prise en charge des frais de repas du midi pour les salariés en déplacement
- Suppression de la triangulation et prise en compte de la distance réelle du déplacement ou mise à disposition d’un véhicule de location lorsque le salarié ne peut utiliser le sien
- Remboursement sur justificatif des frais de garde occasionnés par les grands déplacements pour le salarié en situation monoparentale ou si le conjoint est en déplacement
- demande d’ouverture d’une négociation sur le droit à la déconnexion

En matière d’Avantages sociaux

- Demande de passer le Ticket restaurant à 9 euros (5,4 pour l’employeur, 3,6 pour le salarié)
- Demande de prime d’ancienneté tous les 5 ans à partir de 10 ans d’ancienneté
- Demande d’un budget œuvres sociales à 1%
- Demande de revalorisation des astreintes, frais FSD, indemnités temps de trajet, primes horaires décalés
- Demande d’une prime de nuitée pour les déplacements dès la première nuitée.

Autres revendications majeures

- Demande d’ouverture d’une négociation sur l’utilisation du CICE
- Concernant la qualité de vie au travail, demande de respecter les horaires de travail pour organiser les réunions.
- Formation professionnelle :
- identifier les non formés depuis 3 ans pour leur proposer une formation
- proposer des formations tout au long de la carrière, y compris pour le personnel plus âgé.
- Respecter les engagements pris dans l’accord travailleurs handicapés
- Intéressement collectif : demande d’ouverture d’une négociation sur le sujet
- Temps partiel : favoriser le recours à temps partiel s’il est souhaité + aménagement fin de carrière
- Télétravail : entériner de façon définitive l’attribution de ticket restaurant pour les télétravailleurs
- Protection sociale : augmenter la part employeur sur la cotisation complémentaire santé
- CET : renégocier un vrai CET pour notamment ne pas limiter dans le temps le cumul des jours de congés afin de permettre des périodes longues et aussi prévoir un abondement de CGI.
- Demande d’ouverture d’une négociation afin de mettre en œuvre des mesures pour empêcher les discriminations envers les minorités.


Commentaires

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jeudi 5 juillet 2018 à 16h40 - par  -

Régulièrement j’entend que CGI ne distribue pas de dividende à ses actionnaires, et là je lit que les bénéfices ont été remontés aux actionnaires Canadien, j’avoue ne pas comprendre.

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vendredi 6 juillet 2018 à 11h05 - par  Un syndiqué

Bonjour,
Le groupe CGI est côté en bourse à Montréal et effectivement ne remonte pas de dividendes à ses actionnaires. Vous vous doutez bien que les actionnaires ne sont pas des philanthropes pour autant. L’entreprise les rémunère tout de même par d’autres biais (via des rachats d’actions par exemple)

Par contre, CGI France SAS, qui est la personne morale en France et qui appartient à 100% à une holding (elle même appartenant à une autre holding, etc.) remonte bien des dividendes à son actionnaire unique... qui à son tour remonte... bref, vous comprenez la petite musique. L’argent arrive donc au Canada en suivant un parcours de holdings diverses et dans des pays aux fiscalités disons... aussi variables que variées.

Bien à vous.


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